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L’énigme de Goodman face à l’indistinction nomologique

Tricard, Julien (2019) L’énigme de Goodman face à l’indistinction nomologique. Lato Sensu, revue de la Société de philosophie des sciences, 6 (1). pp. 1-15. ISSN 2295-8029

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Abstract

Lorsque Goodman expose sa « nouvelle énigme de l’induction », il veut la distinguer d’un vieux problème, celui de la justification du principe d’uniformité de la nature : peut-on montrer que le futur ressemblera au passé, et que ce qui vaut jusqu’aujourd'hui comme loi de la nature continuera de valoir comme tel à l’avenir ? C’est avec toutes ces vieilles questions que Goodman entend rompre, en posant la question des généralisations légitimes et des prédicats projectibles. A quelles conditions, et pour quelles raisons, peut-on dire que certaines généralisations sont confirmables par leurs instances observées (i.e. nomologiques), contrairement à d’autres qui sont pourtant empiriquement équivalentes ? Il ne s’agit plus de donner un fondement à l’induction, mais de trouver un critère précis pour distinguer les hypothèses qu’on peut légitimement induire de celles dont l’induction serait absurde. Ainsi présentée, la thèse de Goodman apparaît double. (A) D’une part, il existe un second problème de l’induction, distinct de l’ancien, mais qui reste un authentique problème de l’induction. (B) D’autre part, ce problème est soluble par la définition d’un critère de confirmation empirique, qui permet de distinguer les généralisations susceptibles d’être confirmées par leurs instances, des généralisations non-nomologiques. Nous voulons montrer qu’on ne peut pas à la fois (A) poser le nouveau problème de l’induction et (B) chercher un critère de distinction des hypothèses nomologiques et non nomologiques. En effet, si l’on confronte plusieurs hypothèses ou généralisations à partir des mêmes observations, alors elles doivent être toutes aussi nomologiques les unes que les autres. Inversement, si l’on se donne des hypothèses ou généralisations qui ne sont pas toutes nomologiques, on ne peut pas les comparer au sein d’une même induction, ni donc poser l’énigme de Goodman. Le problème posé en (A) ne trouve donc pas de solution adéquate en (B). Et comme nous acceptons la thèse (A) et l’existence d’un problème goodmanien de l’induction, nous nierons qu’on puisse le résoudre par le type de solutions envisagées en (B). Nous finirons donc par formuler ce problème et le type de solution que, selon nous, il appelle.

When Goodman put forward his “New Riddle of Induction”, he distinguished if from the old problem of justifying the so-
called “Principle of Uniformity of Nature”: proving that the future will resemble the past, and that still standing lawful regularities will continue to hold. He intended to break with these ancient questions, while asking about lawlike generalizations and projectible predicates instead: how are we to separate those generalizations which are rightfully confirmed by their observed instances (i.e. nomological) and those accidental ones which are nonetheless empirically equivalent? One shall not seek a ground for induction anymore, but a criterion for nomological hypothesis. Therefore Goodman’s claim seems twofold: (A) one has to face a second problem of induction, which is distinct from the old one while genuinely being a problem about induction, and (B) this new problem is solvable by a criterion of empirical confirmability, which discriminates
nomological from accidental generalizations. We claim that one cannot genuinely (A) face this new problem of induction
while (B) looking for such a criterion. Indeed, we argue, when one compares several hypothesis or generalizations on the same observational basis, then they must appear as equally nomological. Conversely, if one is considering hypothesis or generalizations which are not equally nomological, then one is actually unable to compare them on the same observational basis, hence to formulate the “New Riddle”. Therefore the issue raised in (A) cannot be adequately solved in (B). Yet we do accept the claim (A) that a new and distinct problem of induction is to be confronted. Thus we deny that (B) offer an adequate
type of solutions to this problem, which we shall finally formulate in a more suitable manner.


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Item Type: Published Article or Volume
Creators:
CreatorsEmailORCID
Tricard, Julienjulien.tricard@sorbonne-universite.fr
Keywords: Induction ; « New Riddle of Induction » ; Goodma ; vleu ; nomologique ; confirmation ;nominalisme
Subjects: General Issues > Confirmation/Induction
General Issues > Philosophers of Science
Depositing User: Lato Sensu
Date Deposited: 13 Jul 2019 15:06
Last Modified: 13 Jul 2019 15:06
Item ID: 16211
Journal or Publication Title: Lato Sensu, revue de la Société de philosophie des sciences
Publisher: Société de philosophie des sciences
Official URL: https://ojs.uclouvain.be/index.php/latosensu/artic...
DOI or Unique Handle: 10.20416/LSRSPS.V6I1.1
Subjects: General Issues > Confirmation/Induction
General Issues > Philosophers of Science
Date: 2019
Page Range: pp. 1-15
Volume: 6
Number: 1
ISSN: 2295-8029
URI: http://philsci-archive.pitt.edu/id/eprint/16211

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